Limites de l’approche traditionnelle

0
292

L’approche traditionnelle ( que ce soit en « Waterfall » ou en « Cascade ») n’a pas donné les résultats escomptés surtout lorsqu’il s’agit de projets BI.

Dans une étude effectuée par L’Information Management (DMReview) en 2004, l’analyse des réponses à la question :

Quelle est la durée de mise en place de votre solution décisionnelle ?

se résume dans l’illustration suivante :

 

Résultat du sondage effectué par Information Management
Résultat du sondage effectué par Information Management

Ce qui explique le constat suivant :

  • Durée moyenne de mise en place :  17  Mois,  5  mois  pour   déployer la première version “fonctionnelle”
  • Coût moyen de mise en place:   $12.8M
  • Au mieux,  35% des mises en place sont une réussite.

La question qui se pose, est ce que l’approche utilisée est le seule « coupable » de toutes ces débacles ?. Bien sur que non, je pense qu’il y’a bien des cas ou cela a bien fonctionnée. Sinon l’approche « Top-Down » de Bill Inmon n’aurait pas survécu depuis le temps. Au fait, pour être raisonnable, il y’a plusieurs facteurs qui font accélèrer l’échec d’une telle initiative, celle de la mise en place d’une solution BI/DW complète. On consacrera un article (ou plusieurs) à cet effet.

Revenons un peu sur l’approche elle même. Pour ce faire je présente le schéma suivant :

Un des facteurs de l’échec de projet BI est l’incapacité à cerner tous les besoins des utilisateurs au premier coup. D’autant plus que ces besoins peuvent changer à une fréquence qui dépend de plusieurs critères, entre autres, le contexte concurrentiel, un cycle de vie de processus et de produit trés réduits… Bref, on ne peut plus demander aux utilisateurs d’être le plus exhaustif et le plus précis possible. Tout simplement le monde des affaires ne leur donne plus cette chance. Ca change tellement vite.

C’est d’ailleurs ce que l’on reproche à cette approche : Aucune interaction avec les utilisateurs avant les tests d’acceptation. On peut donc s’attendre à ce qu’ils rejettent ce qu’on leur donne, même s’il répondait « à peu prêt » à leurs besoins.

Même si on utilise les itérations, chaque itération prend « normalement » entre 6 à 9 mois, imaginez tout ce qui peut se passer pendant ce temps là.

Une alternative à cette approche est l’utilisation de l’agilité. D’ailleurs cela cadre bien, on commence depuis quelques temps à entendre parler de l’entreprise agile. Elle n’a plus le choix…l’entreprise que d’être agile !